
Jour de fugue.
On avait défiguré l'éden à coups de peinture verte sur les poutres, on lui avait aussi arraché l'herbe de l'allée centrale devenue un chemin boueux [...] Dans l'église, il n'y avait personne et tant mieux car j'ai pu me torturer l'esprit encore un peu, au calme[...] J'ai marché longtemps sans autre compagnie que les champs à perte de vue. Tout en brandissant "DIEPPE" inscrit sur une feuille blanche, j'allais en direction du plus petit fleuve de France. Personne ne s'est arrêté.[...] J'ai lu les atrocités de l'être humain (Le rapport de Brodeck) entourée d'eau[...] Un homme m'a pris en voiture et m'a redonné un peu espoir en le genre humain.
Je suis rentrée.