dimanche 26 septembre 2010

Interlude d'une blessure inapprivoisée.



Tu t’en fous puis un peu moins. Et tu meurs du trop plein de culpabilité. Tu veux y mettre des mots, y mettre un terme. Mais les lettres te blessent encore plus. Tu écoutes de la musique histoire de t’assourdir, mais ce n’est pas suffisant. Tes yeux ne doivent rien voir, rien de ce monde où tu t'enfonces doucement mais sûrement. Ce monde où tu es inerte et dont tu es prisonnière.


Tiraille toi jusqu’à en crever.

samedi 12 juin 2010

Un Rien décousu.




C’est la fin

Le vide me l’a murmuré à l’oreille

Je ne t’aime plus, je veux tout quitter

Bien des fois, j’ai perdu contrôle

Mais cette fois j’en suis sûre
Le néant est devenu toi

A mes yeux, tu n’es plus rien

Je m’en vais.

vendredi 14 mai 2010

Fil rouge sur fond de petit nuage blanc.


Fil rouge: Elle marche cette petite.
Petit nuage blanc: Oui, et pas qu'un peu, mais... c'est incohérent.
Fil rouge: Comment ça incohérent?
Petit nuage blanc: On dirait qu'elle est à la recherche de quelque chose. Qu'est ce que ça peut bien être?
Fil rouge: Une araignée de mer, c'est évident.
Petit nuage blanc: Pourquoi j'ai tant hésité! Tout le monde la veut.
Fil rouge: Je me suis toujours posé une question. Est-ce que parler fort et rire à tout est un moyen de parvenir à l'obtenir?
Petit nuage blanc: A ton avis, que sont devenus ces gens bruyants? Ont-ils découverts où l'araignée se trouvait? Non pas du tout. Bien au contraire, leur artifice l'a éloigné. Elle ne reviendra jamais.
Fil rouge: De tout façon, elle n'a jamais été là.
Petit nuage blanc: Certains disent...
Fil rouge: Et tu es prêt à croire ce qui se chuchote à l'oreille? Ce ne sont que des légendes, j'y mettrai mon milieu à couper. C'est comme celui qui les a tous fait perdre, Dieu.
Petit nuage blanc: Ils se sont tués eux mêmes.
Fil Rouge: Cette araignée n'est qu'une invention. Elle la mènera à la mort. Tout de même, elle marche cette petite.
Petit nuage blanc: En zigzaguant, et pas qu'un peu.

mercredi 24 juin 2009

Fragments dispersés


Jour de fugue.


On avait défiguré l'éden à coups de peinture verte sur les poutres, on lui avait aussi arraché l'herbe de l'allée centrale devenue un chemin boueux [...] Dans l'église, il n'y avait personne et tant mieux car j'ai pu me torturer l'esprit encore un peu, au calme[...] J'ai marché longtemps sans autre compagnie que les champs à perte de vue. Tout en brandissant "DIEPPE" inscrit sur une feuille blanche, j'allais en direction du plus petit fleuve de France. Personne ne s'est arrêté.[...] J'ai lu les atrocités de l'être humain (Le rapport de Brodeck) entourée d'eau[...] Un homme m'a pris en voiture et m'a redonné un peu espoir en le genre humain.






Je suis rentrée.

vendredi 5 juin 2009

Dialogue d'Adieu.




- Pourquoi ne sais tu pas t'excuser?

- Je me fourcherai la langue si le mot pardon sortait de ma gorge.

- Ne crois tu pas que tu as fait preuve de félonie à mon égard?

- A ce que je sache, je n'ai pas signé de pacte me liant à jamais à toi et m'interdisant de te tromper.

- C'est vrai. Mais alors, que fais tu du passé qui nous a lié?

- Je le piétine, je le massacre à grands éclats de rire et des sourires à m'en décrocher la mâchoire.

- ça ne te fait rien d'être devenu la déception qui me submerge lorsque je repense à toi?

- A quoi bon m'en faire si d'autres croient en moi? Tu n'es pas la seule au monde, Amelia.

- Pourtant je t'ai beaucoup aimé et admiré même. C'est dommage.

- Si tu te soumets à moi, à ce que je t'impose, peut-être que je ne te rirai plus au nez...

- Jamais. C'est mal me connaître que de me croire capable de soumission, pour n'importe qui d'ailleurs.

- Je te déteste maintenant.

- Et moi donc? A chacune de tes apparitions, un mal se propage dans mon être, et je me sens davantage trahie et honteuse de t'avoir accordé tant de confiance. Je te hais bien plus, si c'est possible.


lundi 1 juin 2009



Sophie Scholl, être libre à en mourir.
Il faut avoir l'esprit dur et le coeur doux.
Sans compter les esprits mous au coeur sec, le monde n'est presque fait que d'esprits durs au coeur sec et de coeurs doux à l'esprit mou.

Mot à Cocteau.

dimanche 26 avril 2009

Dark Imagination

J’ai fait un cauchemar.
Dans la cour de ma première maison. Les branches du figuier au milieu se balancent au gré du vent. Assise sur les escaliers. Je crois que j’imagine l’odeur de la menthe provenant des petites plantations d’herbes. Des visages bienveillants autour de moi, ceux de mes cousins, de mes amis d’enfance.
Je suis soudainement attaquée par des abeilles, elles s’en prennent à mon visage. Je m’affole, je hurle. Les autres s’écartent, surpris. Je vais dans la cuisine dans un but bien précis. Ma mère est là et me regarde étonnée. Je lui hurle que les abeilles vont me tuer. Elle me regarde stoïque, et me dit doucement « il n’y a pas d’abeilles ».
Je m’effondre par terre, alors tout n'est qu'imagination ? Si ma mère ne me croit pas, alors qui le fera?
Je n'arrive plus à respirer. Je me réveille soudainement: ma joue est mouillée, ma respiration saccadée.
N'est-ce pas la pire chose que de ne pas être cru par sa propre mère?